Appel à Communication

Appel à Communication

1. Contexte

… Et si l’Afrique était un modèle de management de PME ? « Nos ancêtres avaient l’habitude de dire qu’une fortune est plus difficile à conserver qu’à acquérir ». Tel est le propos qui marque le colloque international de la PME en Afrique. Une PME (Petite ou Moyenne Entreprise) est une entreprise qui se situe entre la micro-entreprise et la grande entreprise, selon des critères précis de taille, généralement liés au nombre de salariés et au chiffre d’affaires annuel ou au total de bilan. Une PME africaine réussit difficilement à garder son rang pendant plus d’un siècle. En outre, il n’est pas utopique de voir certaines PME démontrer l’engouement de transcender les générations. Cette difficulté à se maintenir dans le long terme traduit la défaillance (Boubakary et Sangué Fotso, 2022 ; Bredart et Severin, 2021 ; Sangue Fotso et Nkakene Molou, 2021), qui n’est pas un constat actuel et compemporain . De nos jours cette défaillance offre un cadre de réflexion pertinent, d'autant plus que le nombre de disparitions de PME a connu une augmentation substantielle au cours de la dernière décennie.

Les réflexions sur l’échec entrepreneurial (événement négatif, et objet d’étude riche pour comprendre les trajectoires des entrepreneurs et améliorer les pratiques) connaissent un véritable essor (Khelil et al., 2012, 2018 ; Bredart et Levratto, 2018). Cependant, la plupart des travaux s’appliquent aux grandes entreprises plus homogènes et faciles à identifier, aux pratiques formalisées et à la communication avérée (Nkakene et. al., 2021).

Pourtant, depuis plus d’une décennie, les questions de pérennité et de réinvention des PME préoccupent les pouvoirs publics en Afrique. Afin de placer la PME au cœur du développement, l’Afrique a élaboré des outils. Dans un contexte disruptif marqué par la difficulté, voire la transformation des entreprises, cette dynamique se traduit pour l’Afrique par une prise de responsabilité, par les efforts particuliers et par l’allocation des ressources notamment la création des structures susceptibles de libérer le potentiel productif.

A l’heure actuelle, l’amélioration de l’efficacité de la PME demeure un enjeu essentiel, car cette typologie d’entreprises est essentielle au développement économique d’un pays. Elle est aussi reconnue comme mieux adaptée aux besoins de changement requis par les multiples transformations, qu’elles soient d’ordre technologique, économique, politique et social.

Dans notre environnement en pleine mutation socio-économique, culturelle et numérique, les PME doivent s’adapter, devenir plus agiles, réactives, créatives, proactives et socialement engagées. Elles sont néanmoins prises entre deux logiques contradictoires :

• l’une qui conduit vers l’avenir, notamment l’incertitude des politiques économiques qui a augmenté le risque de défaillance des entreprises (Lu et al., 2023 ; Nguyen et al. 2022) ;

• l’autre qui privilégie le passé et donc la stabilité. En effet, la transformation fait apparaître des assurances, mais aussi des inquiétudes qui vont au-delà des risques psychosociaux. La réussite de la PME repose incontestablement sur la santé de son dirigeant (Torrès, 2012).

Si la question identitaire des PME en Afrique demeure une controverse, leur forte hétérogénéité est suffisamment reconnue par les acteurs. Certains traits semblent s’imposer pour leur conférer des spécificités qui fassent consensus, notamment dans le cadre des questions de management et de gouvernance. Parmi ces caractéristiques dominantes, la place prépondérante accordée au dirigeant (Mahé de Boislandelle, 2015 ; Torrès et Chabaud, 2013) demeure inévitablement la plus importante. Le dirigeant demeure un acteur omniprésent dans la PME et tous les actes importants du management de l’entreprise lui sont attribués. C’est autant de défis au quotidien qui le placent au cœur de tensions qui interrogent sur ses rôles, ses compétences, sa capacité de résilience et sur son dynamisme.

La nécessité de la réflexion sur la défaillance des PME en Afrique interpelle les académiciens et la pertinence d’un colloque sur cette problématique intéresse les politiques, les professionnels au vu des résultats mitigés enregistrés par les PME de notre continent. En effet, force est de constater que l’accès aux ressources, leur gestion optimale, constituent des obstacles au développement de cette catégorie d’entreprises. Le colloque est une occasion propice à une réflexion collective.

L’activité entrepreneuriale génère des événements qui sont susceptibles d’impacter à la fois l’équilibre de l’entreprise et celui de son propriétaire-dirigeant dont la capacité à anticiper et à déléguer constituent des atouts faces aux multiples défis à relever quant à la pérennité des PME. PME.

Le colloque conviera plus singulièrement à la réflexion autour de la défaillance des PME. Quels sont les enjeux de cette défaillance pour les entrepreneurs, les pouvoirs publics et les PME ? Comment penser cette défaillance et la prévenir ? Le colloque international de Conakry est un moment important d’échange mais aussi de fertilisation des idées, des méthodes et des approches.

Ce colloque international vise à interroger, dans une perspective interdisciplinaire, les dynamiques à l’origine de la défaillance des PME en Afrique, leurs conséquences, et à identifier des pistes d’amélioration et de résilience.

2. Objectifs du colloque

Objectif général

Analyser les facteurs explicatifs de la défaillance des PME en Afrique et proposer des leviers d’action pour renforcer leur durabilité.

Objectifs spécifiques

• Identifier les causes économiques, institutionnelles, sociales et managériales de la défaillance des PME en Afrique ;

• Évaluer l’efficacité des politiques publiques et des dispositifs d’accompagnement existants ;

• Proposer des stratégies d’adaptation et de résilience dans la durée ;

• Favoriser les échanges entre chercheurs, entrepreneurs, institutions de financement, organisations socioprofessionnelles et décideurs politiques.

3. Axes thématiques proposés

• Nouveaux modèles d’affaires ;

• Écosystème entrepreneurial des PME ;

• Informalité et PME ;

• Accompagnement de la PME dans son écosystème entrepreneurial ;

• L’impact des nouvelles logiques de financement ;

• Repenser la croissance des PME ;

• Regards croisés sur la PME et l’entrepreneur,

• L’entreprise familiale : transmissions et enjeux ;

• Relation entre les caractéristiques du dirigeant et la défaillance des PME ;

• Résilience et survie des PME ;

• Relation entre santé de l’entrepreneur et défaillance de l’entreprise ;

• Prévention de la défaillance ;

• Financement et défaillance ;

• Facteurs économiques et financiers de la défaillance des PME ;

• Cadres juridiques, politiques publiques des PME en Afrique ;

• Problèmes de gouvernance, gestion interne et leadership ;

• Entrepreneuriat féminin et jeunesse face à la vulnérabilité des PME ;

• Rôle des technologies et de l’innovation dans la survie des PME ;

• Modèles de résilience et bonnes pratiques locales ;

• Enjeux sociaux de la fermeture des PME : emploi, précarité, migration ;

• L’adaptabilité, une solution à la défaillance des PME.

4. Public cible

• Enseignants-chercheurs en Economie & Gestion, Sociologie, Sciences politiques, Sciences juridiques…

• Doctorants et étudiants n Economie & Gestion, Sociologie, Sciences politiques, Sciences juridiques…

• Responsables de PME, start-up, incubateurs et chambres de commerce ;

• Représentants des institutions publiques et bailleurs de fonds ;

• ONG, consultants, acteurs du développement ;

• ….

5. Modalités de participation

Les propositions de communication (résumé en 2 à 3 pages avec la problématique, le cadre théorique, la méthodologie et les principaux résultats ainsi que la bibliographie) peuvent être soumises jusqu’au 06 mars 2026 à l’adresse suivante : [email protected]

Pour toute demande d’information, contactez une des personnes ci-dessous :

• Mohamed Lamine DOUMBOUYA : [email protected]

• Makalé TRAORE : [email protected]

• Thierno BAH : [email protected]

• Mamadou NDIONE : [email protected]

• Robert SANGUE FOTSO : [email protected]

• Alpha BAH : [email protected]

6. Calendrier prévisionnel

Lancement de l’appel à communications : 11 février 2026

Date limite de soumission des résumés : 06 mars 2026

Notification d’acceptation : 15 mars 2026

Date limite d'inscription : 05 avril 2026

Programme définitif : 12 avril 2026

Colloque : 28 et 29 avril 2026

Dépôt de l’article complet pour les actes du congrès : 30 juin 2026

Publication des actes du colloque : Septembre 2026

Organisation

7.1 Comité d’organisation

En charge de la logistique, de la communication, de la coordination avec les partenaires et de l’accueil des participants :

• Mohamed L. Doumbouya, Docteur en Sciences économiques, Académie des Sciences de Guinée – Conakry (président du comité d’organisation) ;

• Makalé Traoré, Docteur en Droit public, Académie des Sciences de Guinée ;

• Alya Diaby, Professeur, Académie des Sciences de Guinée ;

• Jeau-Paul KOTEMBADOUNO, Docteur en Droit, Académie des Sciences de Guinée ;

• Mamadou NDIONE, Maître de conférences en Sciences de Gestion, IAE-Université d’Orléans – France ;

• Thierno BAH, Maître de conférences en Sciences de Gestion, IAE-Université Rouen Normandie – France ;

• Robert SANGUE FOTSO, Professeur en Sciences de Gestion, Université d’Ébolowa, Cameroun ;

• Alpha BAH, Docteur en Sciences économiques, Expert innovation, Lyon, France.

• Amara BANGOURA, Avocat au Barreau de Guinée, Académie des Sciences de Guinée ;

• Abdoulaye GUIRASSY, Économiste, Académie des Sciences de Guinée.

7.2 Comité scientifique

Composé d’experts universitaires en Sciences Humaines et Sociales, il assurera la sélection des communications et la rigueur scientifique du colloque :

• Safiatou DIALLO, Docteur en Histoire, Enseignante-chercheuse, Université Général Lansana Conté de Sonfonia, membre de l’Académie des Sciences de Guinée – Conakry ;

• Mohamed L. DOUMBOUYA, Docteur en Sciences économiques – Académie des Sciences de Guinée – Conakry ;

• Mamadou NDIONE, Maître de conférences en Sciences de Gestion, IAE-Université d’Orléans – France ;

• Thierno BAH, Maître de conférences en Sciences de Gestion, IAE-Université Rouen Normandie – France ;

• Aly DIABY, Professeur, Université GLC Sonfonia, membre de l’Académie des Sciences de Guinée ;

• Robert SANGUE FOTSO, Professeur en Sciences de Gestion, Université d’Ébolowa, Cameroun ;

• Alpha BAH, Docteur en Sciences économiques, Expert innovation, Lyon, France ;

• Louis César NDIONE, Maître de conférences en Sciences de Gestion, HDR, IUT- Université de Reims – France ;

• Pierre CHAUDAT, Maitres de conférences, en Sciences de Gestion HDR, IAE-Université Clermont-Ferrand ;

• Sonia BOUSSAGUET, Professeur associé en Sciences de Gestion, NEOMA Reims, France ;

• Julien DE FREYMAN, Professeur associé en Sciences de Gestion, South Champagne Business School, Troyes-France ;

• Lynda SAOUDI, Maître de conférences en Sciences de Gestion, Université Claude Bernard, Lyon-France ;

• Babacar NDIAYE, Professeur en Sciences de Gestion, Université Amadou Mathar, Mbow, Sénégal ;

• Slimane HADDADJ, Professeur en Sciences de Gestion, IAE-Université de Dijon, France ;

• Melian MENDY, Professeur en Sciences de Gestion, Université Assane Seck, Ziguinchor, Sénégal ;

• Diène Ousseynou DIOUF, Docteur, Université Assane Seck de Ziguinchor, Sénégal, Université Assane Seck de Ziguinchor, Sénégal ;

• Laurence NKAKENE MOLOU, Professeure associée en Sciences de Gestion, Université d’Ébolowa ;

• Ben BOUBAKARY, Docteur en Sciences de Gestion, Université de Yaoundé II ;

• Yao KOUNERSTRON, Professeur en Sciences de Gestion Université de Lomé ;

• Daouda Kamissoko, Professeur associé Sciences de l'ingénieur, IMT Mines Albi, Président de l'Association REUNIIR ;

• Abdourahim SYLLA, Maître de conférences, Sciences de l’ingénieur INP - UGA Grenoble ;

• Adama BALL, Docteur en Géographie, Enseignant-chercheur à l’Institut catholique de Paris ;

• Nabil KHELIL, Professeur en Sciences de Gestion, Université de Caen-Normandie.

7.3 Comité d’expertise

Sa mission sera d’apporter son expertise du point de vue socio-économique, juridique, managérial et opérationnel de la défaillance des PME :

• Représentants des chambres consulaires (Chambre de commerce et d’industrie, Chambre des métiers et Chambre d’agriculture) ;

• Représentant de la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI) ;

• Représentant de l’Union patronale des PME et du secteur informel ;

• Représentant de la Fédération patronale des mines ;

• Représentant de la Fédération du BTP ;

• Représentant de la banque ;

• Représentant de l’Ordre des experts-comptables ;

• Représentant de l’Ordre des Avocats ;

• Représentant d’incubateurs ;

• …

8. Résultats attendus

• Publication des actes du colloque dans un ouvrage collectif ou dans une revue scientifique ;

• Rapport à destination des responsables politiques & économique en charge du développement ;

• Renforcement des réseaux de recherche sur les PME en Afrique ;

• Création d’un observatoire académique sur la viabilité des PME africaines.

Droits d’inscription

• Enseignants-chercheurs : 1 000 000 GNF (Guinéens) et 1 500 000 GNF pour les autres ;

• Étudiants et Doctorants : 500 000 GNF ;

• Praticiens : 1 000 000 GNF.

Les frais d'inscription comprennent les déjeuners et les pauses café pendant le colloque, ainsi que le repas de gala. Il est possible de s’inscrire sans participer au repas de gala.